L’exemple de l’Algérie est un cas d’école. Le pouvoir dans ce pays, en 60 ans bientôt (depuis 1962), ne s’est préoccupé que de développer les moyens de la sécurité nationale, dont la puissance militaire en premier lieu, pour protéger ses ressources en hydrocarbures, qui lui procure une manne financière dont il a grand besoin. Tout en jugulant l’opposition intérieure qui tenterait de la lui contester. La preuve a été apportée par cette enquête de l’Arab Barometer, « un organisme indépendant partenaire de l’Université de Princeton aux États-Unis, qui interroge régulièrement plus de 25 000 habitants dans 7 pays – le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Liban, la Jordanie et l’Irak, pour sonder l’opinion des pays arabes sur divers évènements de l’actualité régionale ou internationale ».

1) Que dit cette enquête sur l’Algérie ? 

Elle est basée sur l’opinion des Algériens sur place, « faite en 2019 auprès de vastes échantillons à travers le pays ». Il apparait que 11 % des Algériens seulement considèrent que les responsables politiques du pays ont travaillé à la création de nouveaux emplois. Et uniquement 10 % d’entre les Algériens jugent importants les résultats de la lutte pour le pouvoir d’achat de la population. Enfin il y en a 10 %  qui pensent que le combat contre la détérioration de la justice sociale a réussi. Mais par contre 53 % des Algériens interrogés estiment que les responsables politiques gèrent efficacement la sécurité du pays, en interne et en externe.

En conclusion cette dictature, qui ne dit pas son nom, a créé une sorte de « sécurocratie » aboutie, dixit Mr Abdou Semmar (1). « Par la répression et la lutte acharnée pour le contrôle strict du pays et de l’espace public ». Elle est résumée ici dans cette vidéo intitulée la propagande, la seule arme fatale du régime algérien. Trois principes y président : la main de l’étranger, toujours à l’affût, constamment, de chercher à détruire les bases de l’unité nationale de la révolution algérienne. Par exemple les officiels ont désigné, cette main étrangère, en l’occurrence marocaine, d’avoir provoqué les feux en Kabylie de l’été 2021. Le 2ème principe est le maintien indispensable des chefs au pouvoir qui, sans cela, plongerait la nation dans la débâcle : c’est « nous ou le chaos« . Enfin le mensonge ou le déni institutionnalisé du réel : tout va bien en Algérie, alors que la fuite des Algériens en nombre vers l’Europe prouve un malaise généralisé de la population. Au péril de leur vie, sur des embarcations de fortune, ils préfèrent y vivre comme clandestins que de rester dans un pays sans avenir.

2) Les autres pays n’ont-ils pas tous un triptyque identique pour gouverner ?

On peut le constater partout, en particulier lors des elections, de moins en moins démocratiques, chez les candidats et leurs programmes de gouvernement. Dans la première phase, en recherche de la légitimité populaire, ils jurent la main sur le cœur qu’ils veulent le bien du pays, donc le bien du peuple. Une fois élus les programmes sont mis de côté, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et s’attachent à servir une idéologie ou leurs soutiens, plus ou moins occultes. C’est le mensonge toujours nécessaire pour tromper les naïfs et les gens simples. L’échec ou le non respect du programme sur lequel ils sont élus ? C’est à cause de l’économie instable, des intempéries, de la bourse, de l’étranger, brefs des évènements extérieurs qu’on peut appeler la main extérieure de l’imprévu. En fin de mandat reconnaître ses erreurs ou ses fautes ? Jamais, la preuve ils redemandent un autre mandat car personne n’aurait pu faire, ou ne peut faire, mieux qu’eux ; ils sont bien les hommes indispensables au pays, brefs les sauveurs sans qui le peuple sombrerait dans la barbarie !

3) Quel type de gouvernement est donc le plus juste pour les hommes ?

Car en vérité le pouvoir des hommes, sur d’autres hommes, est plus que jamais en crise en ce 21ème siècle, fut-il de constitution démocratique, étayé par des contre-pouvoirs. Sur toute la terre ! À l’est, à l’ouest, au sud et au nord. Jésus nous a prévenus : avant qu’il ne revienne la charité se refroidira, or elle est nécessaire pour les relations entre les hommes. La charité c’est l’amour du prochain, dans la bouche du Christ, et elle est conditionnée par le postulat « d’aimer son prochain comme soi-même« . En sorte que gouverner exige bien plus que dans toute autre situation l’exercice de la justice. Et l’abnégation de soi. Mais quels sont ces hommes capables d’exercer une telle charité ? Où sont-ils dans l’histoire de l’humanité, les gouvernants ayant aimé leur prochain comme eux-mêmes ? Dieu seul sait combien il y en a eux, et s’ils ont été plus nombreux que les doigts d’une seule main. Ne tournons pas autour du pot, il n’y en a pas selon nous ! Même Salomon n’a pas eu une telle envergure, lui qui fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, et il ne lui obéit pas aussi parfaitement que son père David, (1livre-des-rois 11: 06)

Du reste Dieu avertit son peuple dés le début de l’établissement de la royauté en Israël, par la bouche de Samuel (1Samuel 8: 11-17) : « Sur vos biens […], votre roi prélèvera la dîme, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves. » Car Dieu avait dit à Samuel, dernier juge d’Israël : « Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent : ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Israël représente l’humanité. Si bien qu’on peut dire que les hommes ne veulent pas être gouvernés par Dieu. Or Dieu a fait les hommes pour Lui et Lui seul est en mesure de les aimer et de créer les conditions de la justice sur terre. Puisque Lui seul veut le bonheur des hommes, comme un père pour ses enfants. Cependant dans les familles humaines aussi les enfants rechignent à obéir et à être gouvernés par leur père. Il faut du temps pour qu’ils comprennent la nécessité d’un gouvernement juste entre les enfants d’une famille, qui ne peut être exercé que par leur père.

Toute l’histoire de l’humanité se déroule dans l’Histoire Sainte. C’est-à-dire l’histoire de Dieu avec les hommes. Il fallait que Jésus vienne pour nous montrer et nous convaincre de l’amour paternel de Dieu : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle« , (Jean 3: 16). Cependant les hommes ont tué le Christ et ils n’ont pas été nombreux ceux qui l’ont reçu et qui ont préféré la lumière aux ténèbres. Souvenons-nous des paroles de Jésus avant de retourner au Père :  « Quand [le Paraclet] viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Que signifient ces paroles sinon que le Christ ne régnera sur les hommes qu’après la réalisation de l’oeuvre de l’Esprit-Saint dans l’histoire des hommes. Oui les hommes doivent passer par ces trois étapes avant son règne : 1- ils connaitront tous la culpabilité de n’avoir pas cru en Celui qui est venu pour les libérer du péché.  2- en toute justice ils connaitront tous l’injustice de son absence. 3 – ils connaitront tous le jugement du prince trompeur de ce monde qu’ils ont suivi, peu ou prou, un temps ou toujours. Mais son jugement ne viendra qu’après sa domination brutale, bien plus que celles des despotes humains. Et la Bible de rappeler les paroles de l’Eternel (1Samuel 8: 18) « Ce jour-là, vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas ! »

Saint Paul nous en a prévenus aussi (2Thes. 2: 3-12) : « Car il faut que vienne d’abord l’apostasie, et que se révèle l’Homme de l’impiété, le fils de perdition, celui qui s’oppose… à Dieu ou que l’on vénère, et qui va jusqu’à siéger dans le temple de Dieu en se faisant passer lui-même pour Dieu […] que le Seigneur Jésus supprimera par le souffle de sa bouche et fera disparaître par la manifestation de sa venue. La venue de l’Impie, elle, se fera par la force de Satan avec une grande puissance, des signes et des prodiges trompeurs, avec toute la séduction du mal, pour ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés. » Autrement dit, selon cette révélation paulienne, le prince de ce monde sera manifesté aux hommes, à travers l’Antéchrist qu’il appelle l’impie, avant l’établissement du règne du Christ.

Heureusement cette période de domination du mal sera écourtée, à cause des élus nous dit Jésus, par la grâce et la miséricorde qu’Il nous a obtenues…St Mat.24:22 : Et si le nombre de ces jours-là n’était pas abrégé, personne n’aurait la vie sauve ; mais à cause des élus, ces jours-là seront abrégés.

************************************

(1) Abdou Semmar est un journaliste algérien, rédacteur en chef du site d’actualité et d’investigation AlgériePart.com. En 2018, Le journaliste Abdou Semmar a été placé en détention à la prison d’El Harrach. Depuis sa remise en liberté le 8 novembre 2018, Abdou Semmar vit et travaille en France.