Episode 18

Non falsification de la Sainte Bible :

Témoignage de théologiens musulmans.

L’ auteur :Père Zakaria Boutros

Site : www.fatherzakaria.ne

Certains théologiens musulmans ont abondamment disserté sur la véracité de la Sainte Bible et sur l’inexistence de sa falsification. Nous allons juste citer quelques uns de leurs propos.

1) L’iman Muhammad Bin Ismail Al- Boukhary [1]

Dans son recueil de hadiths “Sahîh Al-Boukhârî” (l’Authentique d’al-Boukhari), Al-Boukhârî explique ce passage du verset 46 de la sourate 4 “Les femmes” (An-Nisa’): Il en est parmi les Juifs qui changent le sens des mots ….”. Au sujet de l’interprétation “changer le sens des mots” en tant que “les faire disparaître”, il dit: “en fait nul ne pouvait supprimer quelque mot que ce soit des livres du Dieu Tout-puissant, mais ils ont seulement mal compris, ou mal interprété le texte“.

Dans son livre (Fath Al -Barry, l’explication de “Sahîh Al-Boukhârî”) Al- Boukhary dit encore: “On a interrogé Ibn Taimia à propos de cette question, et il a répondu en casuiste: «les experts disent: pas de modification du texte, mais seulement de sa signification »”

2) L’éminent érudit Shah Wali [2] dans son livre “Les progrès dans les principes fondamentaux de l’exégèse” s’exprime ainsi: “dans la traduction de la Torah et l’exégèse des textes, les juifs ont modifié le sens de certains versets, mais n’ont pas falsifié le texte original

Ibn Abbas est d’accord avec lui sur ce point.

3)L’imam Fakhr El-Din Al-Razy [3], dans sa célèbre exégèse (Tafsir) du verset 174 de la sourate 2 “La Vache” (Al-Baqarah), dit: “Ibn Abbas [4] rapporte: «ils ont modifié la Torah et la Bible: ceci est impossible parce que ces livres ont été si largement répandus et connus, que de telles modifications sont irréalisables. Par contre ils en dissimulaient l‘interprétation»”.

Dans son exégèse du verset 78 de la sourate 3 “La Famille de Imran” (Al-‘Imrân), il ajoute: “comment la falsification de la Torah aurait pu se produire avec un livre aussi répandu?”

Il dit également dans son exégèse du verset 46 de la sourate 4 “Les Femmes” (An-Nisâ’): “L’accusation de falsification est sans fondement. Il s’agit d’une interprétation erronée, qui enlève aux mots leur véritable sens pour leur donner une signification trompeuse en jouant sur le vocabulaire, comme le font les hérétiques aujourd’hui avec les versets qui contredisent leurs doctrines”.

Il dit aussi dans l’exégèse (Al- Dorr Al-Monthour) de la sourate 2 “La Vache” (Al-Baqarah):

“Wahb Ibn Menabeh rapporte que Ibn Al-Monzer et Ibn- Hatem ont dit: «parce qu’inspirée par Dieu, la Torah et la Bible n’ont jamais été modifiées, pas même d’une lettre. Par contre certains ont égaré les autres par des mauvaises interprétations au travers de livres qu’ils ont écrit de leurs propres mains, et en disant: «ces livres sont de Dieu », alors qu’ils ne sont pas de Dieu! Car les livres de Dieu sont préservés (sur la “Table bien gardée”) et n’ont jamais changé»”.

4) Dans son exégèse de ce verset 9 de la sourate 15: “C’est Nous qui avons fait descendre l’Edification (Dhikr [6]), et il est certain que Nous la protégerons”, Al- Galaleen [5] dit: “ceci signifie que Dieu la garde contre toute modification, falsification, addition ou soustraction”.

5) Dans le livre “Al-helal (le licite), sous le titre: “Les trésors de la vallée de Qumran” Abbas Mahmoud Al-Akad [7] écrit: “Ces fragments de manuscrits archéologiques ont été découverts dans l’une des grottes de la vallée de Qumran, à l’Est de la Jordanie… fragments datant de 2000 ans (c’est à dire antérieurs à l’apparition de l’Islam – plus de 600ans avant!)…. Après leur diffusion pour une étude approfondie, il est apparu qu’ils contenaient une copie complète du livre d’Isaïe… et de beaucoup d’autres livres saints. Ces livres montrent qu’il n’y a aucune différence entre eux et les éditions actuelles des livres saints”. (1)

6) Ali Amendit: “Un groupe d’experts en étude des révélations et spécialisés en jurisprudence et linguistique, ont été d’accord pour dire que la modification se trouvait dans l’interprétation et non dans le texte révélé. Ils ont soutenu que la Torah était si largement répandue à l’Est comme à l’Ouest (avant la naissance de Muhammad et du Coran) que personne ne connaît le nombre de ses copies, excepté Dieu. Par conséquent toute connivence pour des altérations et modifications dans toutes les copies est strictement impossible. Dans le cas contraire, pas une seule copie dans le monde aurait échappé à l’altération, et à la modification, donc l’altération aurait été uniforme partout? Ceci est logiquement impossible, et toute personne raisonnable ne peut pas accepter une telle assertion“. (2)

Le coran a t-il abrogé la Sainte Bible ?

Des musulmans prétendent que le Coran a abrogé la Sainte Bible.

Avant de parler de ce problème, nous poserons plusieurs questions essentielles :

La première : que signifie “abrogation” [8] dans le Coran

La deuxième question : comment le Coran a t-il abrogé la Sainte Bible tout en la confirmant ?

La troisième question : comment le Coran a t-il abrogé la Sainte Bible tout en ordonnant au prophète Muhammad et aux musulmans de s’y soumettre ?

Quatrième question : comment le Coran a t-il abrogé la Sainte Bible tout en ordonnant aux Chrétiens de se référer à son contenu ?

La cinquième question : comment le Coran a t-il abrogé la Sainte Bible tout en ordonnant de suivre ses lois ?

La sixième question Lequel de ces livres est concerné par l’abrogeant et lequel par l’abrogé ?

Abordons ces questions avec une saine logique .en se basant sur les versets du Coran et les analyses de théologiens musulmans honorablement connus.

Que signifie “abrogation” dans le Coran?

Imam Jalal Al- Din Al- Syouty. Il précise les différents sens du terme “abrogeant” (nasikh).

– 1) Avec le sens d’annulation

Ainsi dans le verset 52 de la sourate 22 “Le Pèlerinage” (Al-Hajj) “Nous n’avons envoyé, avant toi, ni Messager, ni Prophète qui n’ait récité (ce qui lui a été révélé) sans que Satan n’ait essayé d’intervenir [pour semer le doute dans le coeur des gens au sujet] de sa récitation. Dieu abroge ce que Satan suggère, et Dieu renforce Ses versets. Dieu est Omniscient et Sage”.

Al Galaleen, cité par Al-Syouty, a expliqué le sens du verbe “abroge” dans ce verset en disant: “la signification du mot «Tamana» est «déclamer» et celle du mot «omneyatoh» est la déclamation»”.

“Le Prophète, la paix soit sur lui, était en train de déclamer la sourate 53 “l’Etoile” (An-Najim) devant les quraychites [9]: «avez vous alors considéré Al- Lât et Al-‘Uzzâ, et la troisième Manât [10] (divinités du paganisme arabe)». Alors Satan lança des mensonges sur la langue du Messager, la paix soit sur lui, sans qu’il en prenne conscience- «ce sont de sublimes Déesses (Gharaneek), et leur intercession est certes souhaitée».

Les quraychites furent enchantés par ces paroles, et avec le Prophète ils se prosternèrent sur le sol. Alors Gabriel dit au Prophète qu’une telle déclamation était l’œuvre de Satan. Il en fut si chagriné qu’il en eut le cœur fendu ….

– 2 Avec le sens de”remplacement”

Par exemple, dans le verset 101 de la sourate 16 “Les Abeilles” (An-Nahl): “Quand Nous remplaçons un verset par un autre, car Allah sait bien ce qu’il révèle, ils disent: «tu n’es qu’un faussaire !» mais la plupart ne savent pas”.

– 3 Avec le sens de “transformation”:

Par exemple, à la fin de la sourate 8 (Al-‘Anfâl): “en tant que transformation d’un héritage pour le faire passer d’une personne à une autre”. [11]

– 4 Avec le sens de “transfert d’une place à une autre”:

Vous pouvez dire que j’ai copié (Nasakht en arabe) un livre, signifiant que j’ai copié son contenu exactement mot pour mot, ainsi que Dieu tout puissant dit dans le verset 28 de la sourate 45 “L’agenouilée” (Al- Jathiyah): “Vous serez « nastansakh », ce qui signifie : « transférés »,pour ce que vous aviez l’habitude de faire” [12] (3)

Comment le coran a t-il abrogé la Sainte Bible alors qu’ il la confirme ?

Comment une personne saine ose t- elle dire que le Coran a abrogé la Sainte Bible ? Quand elle dit cela, elle calomnie le Coran qui mentionne très franchement en plusieurs endroits qu’il est venu confirmer la Torah et la Bible ; voici, par exemple, quelques uns de ces versets :

1) Verset 37 de la sourate 10 “Jonas” (Yunus): “Le Coran ne pouvait être dicté par aucun autre qu’Allah, mais il confirme aussi les messages antérieurs”.

2) Verset 48 de la sourate 5 “La Table Servie” (Al- Ma’idah): “Nous t’avons révélé l’Ecriture de Vérité (c’est à dire le Coran), pour confirmer ce qui était avant elle (c’est à dire la Torah et la Bible), et en proclamant l’authenticité”.

3) Verset 92 de la sourate 6 “Les Bestiaux, ou Les Troupeaux” (Al- An’am): “Ceci est une Ecriture bénie que Nous t’avons révélée, déclarant vrais les messages antérieurs”.

4) Verset 31 de la sourate 35 “Créateur, ou Les Anges” (Fâtir ou Al-Malâ’ika): “Ce que Nous t’avons révélé de l’Ecriture est la Vérité marquant la véracité des messages antérieurs”.

5) Verset 12 de la sourate 46 “Al- Ahqâf“: “Avant (ce message) l’Ecriture de Moïse (a été donnée) comme Guide et comme Grâce. Cette écriture-ci déclare véridiques, en langue arabe (les messages antérieurs)”.

6) Verset 30 de la sourate 46 “Al- Ahqâf“: “Nous avons entendu parlé d’une Ecriture révélée après Moïse pour confirmer les messages précédents…”

7) Verset 111 de la sourate 12 “Joseph” (Yusuf): “Ceci n’est pas une invention mais la déclaration de véracité (tasdîq) des messages antérieurs”.

8) Verset 91 de la sourate 2 “La Vache” (Al-Baqara): “Ceci est vrai et confirme ce qu’ils savaient ….”

9) Verset 97 de la sourate 2 “La Vache” (Al-Baqara): “C’est avec la permission d’Allah qu’il (Gabriel) a fait descendre (la Révélation) sur ton cœur, pour déclarer véridiques les messages antérieurs …”.

10) Verset 3 de la sourate 3 “La Famille de ‘Imrân” (‘Âl-‘Imrân): “C’est Lui qui t’a révélé l’Ecriture avec la Vérité, déclarant véridiques les messages antérieurs. Il a fait descendre la Torah et l’Evangile”.

A propos de l’expression ” déclarant véridiques les messages antérieurs”, l’Imam Al-Baydawy [13] dit que les Livres Saints antérieurs ont été fidèlement reproduits, ainsi leur véracité est attestée.

Ainsi qui peut imaginer que le Coran qui accrédite la véracité de la Torah et de la Bible pourrait aussi les abroger ?!

Comment le Coran a t-il abrogé la Sainte Bible alors qu’ il a ordonné au prophète Muhammad et aux musulmans de la consulter ?

Dans le Coran Dieu parle de la Sainte Bible au Prophète Muhammad pour détruire son scepticisme. C’est le cas du verset 94 de la sourate 10 “Jonas” (Yunus): “Si tu as un doute sur ce que nous te révélons, questionne ceux qui ont lu l’Ecriture avant toi”.

Qu’est ce que cela signifie ? Cela signifie que Muhammad était sceptique vis à vis du Coran qui lui était révélé. Il devait interroger les juifs et les chrétiens qui avaient reçu l’Ecriture le avant lui. Ceci est donc une preuve pour invalider la thèse de l’abrogation par le Coran des Ecritures reçues par les juifs et des chrétiens, sinon il ne lui aurait pas été demandé d’interroger ceux-ci.

Logiquement en effet, comment interrogerait-il ceux dont les Ecritures sont abrogées.

Dieu commande au prophète Muhammad d’être guidé par la Sainte Bible et les Prophètes qui ont été guidés par ces livres.

Les versets 89 et 90 de la sourate 6 “Les Bestiaux, ou Les Troupeaux” (Al- An’am) disent: “Voila ceux à qui Nous avons donné l’Ecriture, l’Illumination et la Prophétie. … Voila ceux que Dieu a guidés. Suis donc le même chemin”.

Donc si la Sainte Bible était abrogée, comment alors Allah ordonnerait-il à son Prophète de suivre la même voie???

Dieu lui commanda aussi de s’adresser aux Juifs et aux chrétiens (gens du Dirk [6]) pour que ceux ci lui apprennent ce qu’il ne sait pas.

Verset 43 de la sourate 16 “Les Abeilles” (An- Nahl): “Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons donné la Révélation. Si vous ne savez pas, alors interrogez les Détenteurs de l’Ecriture (l’Edification)”.

Le prophète Muhammad lui-même témoignait en faveur de la Torah et de la Bible en disant:

Verset 49 de la sourate 28 “Le Récit” (Al- Qasas): “Dîtes leur: apportez donc une Ecriture d’Allah qui guide mieux que ces deux là. Je la suivrai, si vous êtes sincères” [14].

(1) Livre Al Helal, édition décembre 1999, (the opening editor)

(2) Le matin de l’islam (Doha Al- Islam) 1 partie, page 358

(3) La perfection dans les sciences du Coran, par Jalal Al- Din Al Syouty, 2eme partie, pages 20,21.

NOTES COMPLEMENTAIRES (ne figurant pas dans l’article du Père Zakaria)

[1] Al-Boukhârî est l’auteur de “Sahîh Al-Boukhârî” (l’Authentique d’al-Boukhari), l’un des six grands recueils de Hadiths.

[2]Wali Allah, Shah (1702-1762), né à Delhi, est un théologien indien. Ses œuvres les plus connues sont “Les secrets de le foi”, “Al-Fawz al-Kabir” (qui est un court traité sur les principes de l’exégèse coranique) et “Al-Fath al-Kabir” (traité qui explique les mots difficiles du Coran).

[3] Abu Abdullah Muhammad ibn Umar ibn al-Husayn al-Taymi al-Bakri al-Tabaristani Fakhr al-Din al-Razi (1149-1209) était un célèbre sunnite persan, théologien et philosophe. Il a aussi écrit des textes sur la médecine, la physique, l’astrologie, la littérature, l’histoire, le droit. Son œuvre majeur est Tafsir-e Kabir (Le Grand Commentaire) qui est son exégèse (Tafsir) du Coran.

[4] Abdallah Ibn ‘Abbâs, fils de l’oncle de Mahomet, a laissé de nombreux livres de hadiths à sa mort.

[5] Auteur d’un livre de tafsir (exégèse) du Coran.

[6] Dhikr en arabe a pour sens: évocation; mention, rappel, répétition (du nom de Dieu). Ici la traduction “rappel” n’est pas celle de Blachère (“Le Coran” (2005) page 348, note de bas de page). Reprenant le texte arabe ‘ahla d-dikri “les Possesseurs (ou Détenteurs) de l’Edification” (c’est-à-dire les juifs et les chrétiens), ce traducteur dit que cette expression se retrouve dans les révélations de la troisième période mecquoise (cf. aussi la sourate XVI, verset 45 qui concerne les juifs et les chrétiens). Page 162 (VI; 90) dikrä est traduit par “Edification”. Elle sera remplacée plus tard par l’expression ‘ahlu l-kilâbi “les Possesseurs de l’Ecriture”. Dans un autre sens “rappel” (sourates 20, 69, 74, 76, 80) correspond à tadkira.

La pratique du dhikr, dans le sens répétition du nom de Dieu, est commune à tout l’islam. Cependant c’est dans le soufismequ’il prend toute sa force. Cela devient un procédé pour se détacher du monde et parvenir à une extase. Le dhikr s’accompagne souvent de l’usage d’une sorte de chapelet (misbaha: chapelet).

[7] Abbas Mahmud al-Aqqad (28 Juin, 1889 – 12 Mars, 1964) est un écrivain égyptien qui écrivit plus de 100 livres sur la philosophie, la religion et la poésie.

[8] Doctrine de l’abrogation. Sur notre site, ce sujet a été déjà l’objet d’un article plus développé du Père Zakaria BOUTROS:

notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Réponseschrétiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/430/Islam-Doctrine-de-labrogation-par-Pere-Zakaria-BOUTROS.aspx

Et d’un article de deux universitaires islamologues, Dominique et Marie-Thérèse URVOY dans la rubrique “Du vocabulaire de l’islam”, article extrait du livre “Les mots de l’islam” (Presse Universitaires du Mirail, 2004):

notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/428/Abrogation-article-de-Dominique-et-MarieTherese-URVOY.aspx

[9]Les quraychites, qorayshites, ou koraïchites étaient une tribu arabe farouchement opposée à Mahomet.Le clan mecquois des quraychites avait contraint Mahometà l’exilvers Médine.

[10]Al-Lat, Al-‘Uzza et Manâtsont les trois grandes déesses vénérées en Arabie à l’époque préislamique, filles de Al-Lah (le dieu suprême). Ces versets sont à l’origine de l’histoire dite des “versets sataniques”.Une idole deManâtétait érigée au bord de la mer, entre Médine et la Mecque. Leshabitants de ces deux villes lui présentaient des offrandes et lui faisaient des sacrifices.Ghareneek(en faitGharânîq) signifie “grue” (oiseau). Dans les “versets sataniques” cela désigne les trois déesses mentionnées.

Le démon lui aurait donc fait réciter: «Ce sont les sublimes déesses et leur intercession est certes souhaitée»(versets ne figurant pas dans toutes les éditions canoniques); puis, à la fin de sa récitation, il se serait prosterné comme il le faisait toujours, mais les Qurayshites païens l’auraient alors imité, persuadés qu’il reconnaissait leurs divinités. Sur ce malentendu, les partisans du Prophète émigrés en Abyssinie pour échapper aux persécutions auraient voulu revenir à la Mecque. Mais serait alors intervenue la révélation du verset 52, sourate 22, pour rectifier et abroger ces versets intrus (cf.

www.studia-arabica.net/spip.php?article32&var_recherche=Urvoy)

[11] Le texte anglais du Père Zakaria Boutros, traduction d’un texte en arabe, est obscur, ceci d’autant plus que le numéro du verset n’est pas mentionné. De plus dans une note au bas de la page 210, Blachère (“Le Coran”, édition 2005) dit que le verset 69 est très obscur, avec pas moins de trois interprétations. Il est probable qu’ici “héritage” est le butin pris aux ennemis?

[12] Sous cette forme, le texte anglais du Père Zakaria Boutros, traduction d’un texte en arabe, est obscur. La traduction la plus répandue de ce verset est: “Chaque communauté sera appelée vers son livre. On vous rétribuera aujourd’hui selon ce que vous avez fait“. Ici “vers son livre” signifie vers le registre contenant les actes bons ou mauvais (Blachère page 531). Donc il semble que la bonne interprétation soit: les actes de la vie, bons ou mauvais, sont “transférés”, “copiés”, sur ce registre.

[13] L’Imam Al-Sayyid al-Badawy est l’un des plus grands mystiques soufi.

[14] Sur la base du verset 48 qui mentionne Moïse, Blachère (“Le Coran”, édition 2005, page 417) traduit le verset 49 ainsi: “Dîtes leur: apportez donc une Ecriture d’Allah qui guide mieux que celle de Moïse et celle-ci! Suivez (ce Prophète), si vous êtes sincères”.